AMIS SPORTIFS…

je vous ouvre par le biais de ce site mon univers. Un monde fait de ballons, de légendes, de chronos, de drapeaux, de ferveur, de joies, de pleurs, de buts, d’essais, d’aces, d’échappées,…

En consultant ce site internet, vous vous connectez avec mes souvenirs. Bien entendu, mes premiers furent avec un ballon rond au bord de la touche pour supporter mon père sur le terrain. Je me souviens des retransmissions sportives avec Pierre Fulla aux commentaires sur les chaînes publiques. L’haltérophilie était alors son royaume. Je me rapelle de l’infographie du basketteur s’asseyant sur le banc après cinq fautes lors des matchs de Limoges ou de Pau. Je me rapelle du générique de Stade 2 où l’on pouvait apercevoir quelques buts étrangers avant le feuilleton Magguy et le dessin animé Cat’s Eyes. Et bien entendu, des finales de FA Cup retransmises sur TF1.

Mon premier maillot de foot a été celui de l’équipe de France 1984. Mes parents étaient en avance sur leur époque puisque j’étais le seul ainsi vétu au milieu des nombreux maillots rouges du Stado Foot achetés chez Norbert d’Argeles. Mais les couleurs Tarbaises étaient les plus fortes, surtout un lendemain de finale de championnat de France perdu face à Agen. La réception des vaincus à l’hotel de ville fut l’un des derniers grands moments de ce club légendaire que fut le Stado et dont je suporterais à jamais les couleurs et les valeurs.

Puis est entré dans mon quotidien le journal l’Equipe. Mon premier souvenir avec le journal fut lors d’un après-midi d’été 1994 avec mon beau maillot trois étoiles du Brésil chercher l’édition du jour barré du titre « Au bout de l’angoisse » après la première finale de l’histoire des coupes du Monde disputée aux tirs au but. Dés lors, le format hors norme du journal le plus vendu en France deviendra un rituel. Lors de mes années collèges, je l’achetais pour connaître le résultat de la veille de Manchester United. Internet n’ayant pas encore révolutionné nos vies, l’Equipe était le seul moyen de s’informer. Et j’attendais sagement le mardi avec la publication de France Football pour prendre connaissance de la composition du onze qu’avait aligné Sir Alex Ferguson quatre jours auparavant. Avec le lycée et mon arrivée en internat, l’achat est devenu quotidien. Et aujourd’hui, même si on connaît déjà le contenu, impossible de commencer la journée sans m’être déplacé chez le buraliste du coin pour ma dose de journalisme sportif quotidien. De là est venu mon idée d’un site internet pour le football amateur Haut-Pyrénéen, Football65.fr est né de tout cela. Il est bien loin le temps du journal Telex Foot et de la consultation des résultats par minitel. L’info est désormais en continue, en temps réel, quitte à dénaturer le rapport des gens avec les sport puisqu’il n’y a plus de recul sur la performance mais seulement de l’analyse à chaud.

En 1992, j’ai choisi mes couleurs à vie. Manchester United n’était pas encore le club qu’il est devenu désormais, seulement une légende endormie qui attendait son catalysateur, Eric Cantona. Avant cela et ce choc venu d’Angleterre, je supportais l’AS Monaco et le Réal Madrid. Le club de la principauté a l’époque était l’adversaire numéro 1 de l’OM, le grand de l’époque, le club qu’il fallait supporter. Par esprit de contradiction mais surtout pour l’amour du beau jeu, je défendais les couleurs rouges et blanches dans la cour de récréation. Enzo Scifo était alors mon modèle et les Marseillais prenaient souvent des roustes pendant le quart d’heure de défouloir. Mes parents m’ayant offert un maillot du Réal, il m’était impossible de ne pas m’interresser à ce club surtout pendant la période de la « Quinta del Buitré ». Mais la vague UNITED, tel un tsunami, balaya tout amour pour autre club sur son passage. A l’époque, combien de fois ais-je pu entendre qu’on ne comprenait pas comment un Français pouvait supporter un club Anglais. J’étais l’unique et j’avoue que j’aimais bien cela. J’ai poussé le vice jusqu’à prendre mes vacances estivales là-bas pour m’imprégner de la culture, apprendre la langue et vivre en immersion totale dans la patrie du football. Quand on se replonge dans le contexte des années pré-internet, il n’était pas évident d’être fan d’un club étranger en France. J’avais trouver le moyen de capter les matchs à la radio sur les grandes ondes. Cela grésillait beaucoup, il fallait jouer du pouce pour trouver le bon canal mais les « yeeah » des supproters célébrant chaque but était un bonheur pour les oreilles. Désormais, toutes les rencontres sont visibles à la télévision et le rêve de vivre en live les matchs n’est qu’à quelques heures d’avions désormais. Un bonheur que depuis dix ans j’ai eu le privilège de m’accorder plus d’une vingtaine de fois et dans huit pays différents (Angleterre, France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Suisse)!

Depuis vingt ans maintenant, j’ai débuté une collection de livre sur la thématique du sport. J’ai décidé de vous faire partager ma passion modestement à travers ce site. J’espère qu’en consultant les différents articles, vous vous replongerez dans vos souvenirs à votre tour car on se souvient tous où l’on était ou ce que l’on faisait pour les victoires prestigieuses ou lors d’un passage du Tour de France dans les Pyrénées.

Je vous souhaite à tous de bons souvenirs.

Sportivement

Puk

Ce site est dédié à tous mes proches qui ont eu un jour à « souffrir » de mon amour pour le sport, à mes parents qui m’ont donné cette culture et le droit de vivre mes rêves, à ma femme qui accepte ma passion sans trop rechigner, à mon fils a qui je souhaite de vivre ses plaisirs autant que j’ai pu le faire.